“There were victims at both ends of that gun.”

« The heart of darkness » – Megan Feldman / Spirit Southwest airlines magazine

Un article qui suscite l’inspiration sur deux hommes qui, après l’assassinat du petit-fils de l’un par le fils de l’autre, parviennent à surmonter la douleur et le ressentiment pour joindre leurs forces dans un combat contre la violence juvénile. Une histoire de pardon avant tout, mais aussi d’amitié, d’efforts et de travail pour devenir meilleur que ce que tout nous porterait à être.

Place de la Toile : Aaron Swartz

Une intéressante émission sur France Culture qui traite du parcours, du militantisme et du suicide d’Aaron Swartz et de ses retombées sur le monde de l’Internet. Aaron Swartz était un petit génie de l’informatique de 26 ans qui était notamment poursuivi par la justice américaine pour avoir piraté des millions d’articles sur Jstor (une base – payante – d’articles de recherche américaine). Il militait pour une libre circulation de l’information.

Le droit de mourir

« The longest hunger strike » – Ann Neumann / Guernica magazine

En partant du cas de William Coleman, un prisonnier en grève de la faim depuis plus d’un an (mais encore en vie en étant nourri de force par les autorités pénitentiaires), Ann Neumann livre dans cet article fleuve une réflexion militante et documentée sur ce sujet difficile qu’est le droit de mourir.

I want to live each day…

« I want to live each day for itself like a string of colored beads, and not kill the present by cutting it up in cruel little snippets to fit some desperate architectural draft for a taj mahal in the future. »

Sylvia Plath - The Unabridged Journals of Sylvia Plath

Via Larmoyante

Des histoires de courses et de vie

« Caballo Blanco’s Last Run: The Micah True Story » – Barry Bearak / The New York Times

Une histoire parue il y a déjà plusieurs mois dans le New York Times, mais redécouvert grâce aux fameuses listes « best of 2012 » de Longreads. Un article passionnant et émouvant sur Caballo Blanco (Cheval Blanc), le surnom donné à l’ultrarunner Micah True. Une histoire de quête, de choix et, d’une certaine manière, d’amour de la vie. On y découvre la discipline de l’ultra marathon (des courses qui font… 160 kilomètres – ou 100 miles – par exemple, pour le Leadville Trail 100), les Tarahumara, une ethnie indienne du Mexique avec des « coureurs naturels » extrêmement performants et bien entendu l’histoire d’un homme qui était simplement amoureux de la course.

L’interprète des maladies – Jhumpa Lahiri

L’interprète des maladies – Jhumpa Lahiri

Dans ce recueil de nouvelles de J. Lahiri, il est question essentiellement d’Indiens de la diaspora, émigrés jeunes ou moins jeunes aux Etats-Unis. Autour de petites histoires du quotidien constituant la trame narrative de chaque nouvelle, l’auteure tisse la grande histoire, celle qui parle de l’amour, de la famille, de ses racines. Ainsi d’une petite fille qui voit chaque soir un distingué monsieur pakistanais venir regarder la télévision avec ses parents indiens, découvrant ainsi la guerre à l’autre bout du monde et le concept du souvenir. Ou ce jeune couple de mariés emménageant dans une maison remplie de bondieuseries chrétiennes, choses qui vont ravir l’épouse et horrifier le mari, l’occasion pour ce dernier d’apprendre à découvrir et voir sa femme autrement. Ou un petit garçon américain qui est baby-sitté chaque soir par une femme indienne récemment immigrée aux Etats-Unis. Il devient une forme de confident, une oreille attentive parce qu’innocente à la nostalgie de la femme.

Il est remarquable qu’en quelques pages, l’auteure construise des personnages terriblement attachants, vers lesquels on se sent irrésistiblement porté, et dont on parvient à ressentir, au travers des aléas de leur quotidien, les joies et les douleurs intimes. Parfois drôles, parfois cruelles et émouvantes, les nouvelles de J.Lahihi, écrites dans une écriture à la fois simple et d’une élégante poésie, racontent toute la complexité des sentiments et des situations qui peuvent naître à la fois des relations amoureuse et de l’exil. Ce n’est jamais euphorie aveugle ou désespoir inconsolable que de partir et de vivre dans un nouveau pays. Le mariage n’est jamais soit joie aveugle soit simple résignation vis-à-vis de la coutume. Mais au contraire, les choses sont toujours en demi-teinte, imprévisibles, mouvante. Le recueil verse un regard nuancé et profond sur la situation de ses personnages. Ainsi, la nouvelle débutant le recueil parle d’un couple qui s’est follement aimé et finit par se rompre. Quant à la nouvelle qui clôt le livre, elle raconte un couple issu d’un mariage arrangé, où deux parfaits étrangers finissent par s’aimer. Rappelant à juste titre que les voies de l’amour, mais aussi de l’exil, sont impénétrables et dotées de ressorts surprenants.

Les demandes du peuple

« 11 ridiculous White House petitions » – Chris Gayomali / The Week

Chez nos amis outre-Atlantique, il est possible sur le site du gouvernement de signaler des « problèmes » ou des « questions » que le citoyen lambda trouverait utile que l’administration Obama s’y intéresse. 70% de ces « pétitions » demandent que des Etats américains – style, le Texas – puissent faire sécession (et dire qu’on nous présente toujours dans les médias les Etats-Unis comme un pays uni et soudé…). Et puis il y en a d’autres qui sont un peu… loufoques. A voir donc sur le site de The Week.